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Entretien avec Alex Reynolds et Robert M. Ochshorn, réalisateurs de A Bunch of Questions With No Answers, récemment sorti en 2025.
Alors que le journalisme doit fait face à des attaques de plus en plus virulentes, qui ne viennent pas uniquement des gouvernements de Netanyahu et de Trump, il est devenu plus difficile de faire confiance au journalisme traditionnel, notamment parmi les activistes de la cause palestinienne. L’échec des médias grand public, tels que la BBC, CNN et le New York Times, et bien d’autres, d’offrir une couverture à la mesure de la guerre à Gaza et de réellement aborder le génocide en cours et le début d’une famine à grande échelle, a forcé nombre de gens à s’informer ailleurs. Qui est vraiment coupable : l’emprise de la hasbara israélienne et du complexe militaro-industriel sur les gouvernements occidentaux ? Le désintérêt des journalistes eux-mêmes ? Certains pensent que nous assistons à des compromissions, à une cooptation et à une corruption au sein même de ce qui est censé être l’un des piliers de la démocratie, à savoir la liberté de la presse et la manière dont elle rapporte et diffuse l’information.
Le nouveau film d’auteurs / documentaire d’Alex Reynolds et Robert M. Ochshorn, A Bunch of Questions With No Answers (« Un tas de question sans aucune réponse ») tente d’apporter un éclairage sur la question. Somptueusement long, il couvre 23 heures de conférences de presse, qui se sont tenues au département d’État des Etats-Unis du 3 octobre 2023 à la fin de l’administration Biden. Les questions des journalistes aux représentants du département sur le génocide à Gaza font le drame, l’intrigue et parfois l’incrédulité du film. Les cinéastes ont édité les évitements, le manque de clarté et les subterfuges des représentants de l’administration.
Elhum Shakifer, productrice nommée au Bafta et conservatrice d’installations artistiques, a vu A Bunch of Questions en trois fois. « Le film est centré sur les questions. Les réponses vides des représentants du département d’État américain ont été coupées, de telle sorte qu’on ne voie que leur visage : ils sont en train d’écouter ou sur le point de répondre/d’éluder le sujet, on voit leur regard vide, leurs tics nerveux, leur sourire furtif, quelque chose qui ressemble à de de l’incompétence, un rire. Tout cela nous hante. »
« Jour après jour, poursuit-elle, [les journalistes] sont là pour poser des questions, établir des faits, en rappeler. Alors que la violence fait rage, leurs questions deviennent plus précises, elles soulignent le fait que poser une question dans ce contexte, c’est s’assurer que les faits dont elle parle soient consignés. Said Arikat, un journaliste palestinien et le chef du bureau d’Al Quds à Washington, est particulièrement captivant et émouvant, il est précis, éloquent, implacable, présent à chaque conférence de presse. » Pour elle, une des raisons de cette insistance chez les reporters, c’est qu’ils « sont conscients d’être les collègues des plus de 230 journalistes tués à Gaza depuis le début du génocide. »
A Bunch of Questions With No Answers soulève de nouvelles interrogations sur la nature hautement technique de la réalisation cinématographique aujourd’hui, comme l’explique Robert M. Ochshorn dans l’interview ci-dessous. Pour autant, les choix philosophiques opérés dans le film sont le résultat d’une lecture de Spinoza plutôt que d’algorithmes, comme le précise Alex Reynolds.
Malu Halasa : Pour beaucoup de gens, il y a eu un décalage entre ce qui se passait à Gaza, qu’on pouvait suivre presque en temps réel sur les réseaux sociaux, et ce que nous rapportaient les médias ou les gros titres de l’actualité. Est-ce qu’explorer ce décalage est l’une des principales motivations de ce film ?
Alex Reynolds : Tout à fait. Ryan Grim, de Drop Site News, disait que si nous n’avions accès qu’à la salle de presse [du département d’État américain], nous verrions à quoi ressemble une presse hostile. Il était donc quelque peu encourageant d’observer cette salle et de voir un groupe de journalistes faire leur travail, être super informés de ce qui se passait et fournir un contexte historique détaillé dans leurs questions. Et cela était, en effet, censuré ou ne parvenait pas aux médias grand public que nous lisions en dehors. D’une certaine manière, notre intention était donc de faire de cette salle l’actualité. Parce que c’était là que l’actualité se déroulait réellement, ou du moins c’était là que nous avions l’impression qu’elle n’était pas censurée ou coupée. Il était donc utile de concentrer notre attention sur cet espace et de le rendre public, afin de contourner la censure et les coupes éditoriales qui avaient lieu dans des médias tels que la BBC, CNN et de nombreux autres médias en général.
TMR : Les journalistes ont fait référence à des termes et à des sources, qu’il s’agisse des déclarations de Democracy in the Arab World, l’organisation fondée par Jamal Khashoggi, journaliste saoudien assassiné, ou des rapports des services de renseignement israéliens. Ce sont des sources dont nous n’avions jamais entendu parler, dont nous ignorions même l’existence. Peut-être qu’en fouillant sur Internet, on aurait pu trouver ces sources. Cependant, les journalistes du film les connaissaient, ils les lisaient tous, ou s’ils ne les lisaient pas, ils consultaient des sources similaires, et ils les mentionnaient dans leurs questions. Il s’agissait d’informations ou de contexte auxquels nous, le grand public, n’avions pas accès. La grande diversité des sources citées dans le film vous a-t-elle surpris ?
AR : Je me souviens d’avoir regardé la plaidoirie de l’Afrique du Sud devant la CIJ avec un groupe d’amis. Nous avons été très surpris de constater que bon nombre des éléments présentés comme preuves étaient des faits dont nous avions déjà connaissance grâce aux réseaux sociaux et aux journalistes palestiniens présents sur le terrain à Gaza. Mais aucune de ces informations n’avait été relayée par la presse. Je pense donc que les journalistes disposent d’une grande partie des informations, à condition d’être connectés aux bons canaux, mais ce ne sont pas les canaux traditionnels.
TMR : Qu’est-ce qui a influencé le film, sa longueur, et la façon dont vous avez décidé de couper les réponses de l’administration ?
Robert M. Ochshorn : Nous avons lancé ce projet sans vraiment savoir quelle forme il allait prendre, et il a évolué plusieurs fois au fil du temps. Au départ, il s’agissait d’une toute petite newsletter qui reprenait automatiquement les informations du jour et était envoyée par e-mail aux abonnés. C’était un peu une autre façon de savoir ce qu’il se passait en prenant les informations directement à partir des questions posées par les journalistes.
TMR : Combien de personnes recevaient-elles votre newsletter ?
RMO : Un tout petit nombre. Simplement une dizaine de personnes, vous voyez, parce qu’on essayait des choses avec le projet.
AR : Et puis l’administration a changé, et on a décidé d’abandonner la newsletter.
RMO : C’est à ce moment-là, juste après que Trump a lancé son nouveau régime et qu’un cessez-le-feu temporaire a été décidé. Nous nous sentions tout à fait désespérés par le fait que Gaza et la Palestine ne soient plus aux infos. La longueur [du film] est venue de ce sentiment d’horreur face aux atrocités qui étaient perpétrées dans un silence complet. Nous savions que l’assassinat systématique des journalistes à Gaza faisait partie de la stratégie du gouvernement israélien. Évidemment, leur intention était d’empêcher que ces nouvelles soient rapportées dans les médias. Notre espoir, avec la longueur du film, c’était de créer quelque chose de monumental pour remplir le vide laissé par le journalisme traditionnel.
AR : C’est aussi le format que nous avons choisi qui détermine la durée du film. Une fois que nous avons eu pris la décision de ne pas monter les réponses et de garder toutes les questions, nous n’avions plus vraiment notre mot à dire sur la durée, car nous avions déjà décidé de conserver toutes les questions. On arrive donc à 23 heures de questions. Si nous avions décidé de faire un montage, nous aurions dû commencer par les sélectionner, et nous ne voulions pas faire ça. Nous voulions vraiment que chacune soit présente, car toutes nous semblaient importantes, non seulement en tant que remises en question de la politique étrangère américaine et comme témoignages de la vérité qui s’affronte au pouvoir, mais aussi en tant que témoignages des événements qui se déroulaient à l’époque.
TMR : Comme vous le dites, les questions constituent vraiment les actualités quotidiennes alors que la guerre avance. Comment ces idées de neutralité et d’objectivité des informations transparaissent-elles dans le film ?
RMO : Ce projet me rend plus optimiste quant à la capacité du journalisme à insister sur la spécificité, par exemple, de ce qui se passe dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Shireen Abu Akleh. Il est possible de faire toute la lumière sur ce qui s’est passé et de demander des comptes aux responsables. Ce projet, par sa durée, permet de trouver un autre mode de critique que les slogans ou l’idéologie. Il s’agit d’un journalisme d’investigation, d’une éthique de l’objectivité, comme vous le dites. Les questions confrontent le gouvernement et leur demandent : êtes-vous cohérent ? Suivez-vous le même traitement et appliquez-vous le droit humanitaire et le droit international de la même manière à tout le monde ?
À mesure que le film sortira ici et là, nous sommes très curieux de savoir comment différentes personnes le percevront, en particulier dans des endroits qui semblent très polarisés. Mais nous espérons que cela donnera plus d’opportunités pour construire un monde partagé autour de ce qu’un membre de l’administration Bush appelait avec dérision « la communauté basée sur la réalité », en se moquant des journalistes de l’époque. C’est en quelque sorte l’espoir de cette œuvre : donner un peu plus de place à une communauté basée sur la réalité, plutôt que tout soit réduit à des opinions et des slogans. Dans un sens, c’est peut-être un intérêt démodé pour l’objectivité.
TMR : Lors des conférences de presse, il y a des personnes qui ont des opinions très différentes dans la même pièce, et certaines questions sont à la fois incisives et tout aussi partiales. Pourtant, toutes ces personnes, qu’elles soient d’accord ou non, doivent s’asseoir et occuper ensemble le même espace. J’ai trouvé cela intéressant pour nous, le public. De nos jours, chacun est un consommateur isolé d’informations ou de divertissements. On ne voit plus beaucoup ces activités de groupe qui invitent à la réflexion. Je me demandais si cela avait également été pris en considération ?
AR : J’ai trouvé certains journalistes intéressants parce que je ne les sentais pas avoir un parti pris, comme Matt [Lee] de AP (Associated Press), par exemple. On n’a pas l’impression qu’ils prennent parti pour un pays plutôt qu’un autre, mais ils croient fermement en un ordre fondé sur les règles. Ils sont donc constamment choqués que les États-Unis ne le respectent pas. Ou, par exemple, lorsque [le département d’État] avait vraisemblablement divulgué une lettre dans laquelle le gouvernement donnait 30 jours à Israël pour laisser entrer l’aide à Gaza, sans quoi il commencerait à réduire les livraisons d’armes à Israël, mais qu’une fois les 30 jours écoulés, rien ne s’est passé. Je me souviens que ce journaliste était vraiment complètement indigné et choqué par la situation, car les stratégies utilisées étaient tellement hypocrites et atroces. On assiste donc à une sorte de transformation chez certains journalistes au fil des jours, à mesure que les États-Unis et Israël commencent à utiliser certaines stratégies et à mentir sur leurs propres activités, mais aussi à ne pas respecter leurs propres règles.
RMO : Nous avons parlé de cette œuvre comme d’un portrait collectif des journalistes présents dans cette salle. Mais, comme vous le dites dans votre question, le sentiment que quelque chose se passe collectivement dans cette salle est très fort. Nous avons choisi de commencer le 3 octobre 2023, où des questions sur la Palestine sont posées, mais presque toutes par Said Arikat, et il semble que la plupart des personnes présentes dans la salle se joignent à lui au cours des mois qui suivent. Ce n’est pas seulement lui, on ressent même une collégialité à l’extérieur de cette salle. On sent à un moment donné que les journalistes parlent de « notre collègue, Shireen Abu Akleh » lorsqu’ils exigent que justice soit faite dans l’enquête sur son assassinat, et ce sentiment d’un portrait de toute une profession à un moment charnière pour le monde est, selon nous, très présent dans le film.
TMR : Vu que le résultat fini consiste en 23 heures de film, combien de temps avez-vous passé sur le montage ?
AR : Nous y travaillons depuis un peu plus d’un an. Nous avons passé beaucoup de temps à chercher la forme adéquate, à essayer de comprendre ce que le film faisait, ce qu’il pouvait faire, qui il pouvait toucher, s’il avait un sens au-delà de notre propre travail et de nos discussions. Nous avons joué avec la forme jusqu’à ce que nous trouvions que ce film devait durer 23 heures. Au départ, on s’est demandé « à quoi bon ? Qui va le regarder ? Essayons un autre montage. Essayons de faire le portrait d’un seul journaliste. » Mais ensuite, il est devenu tout à fait clair que c’était la forme qu’il fallait lui donner. Il fallait que toutes les questions soient posées, et si cela prenait 23 heures, alors il fallait que le film dure 23 heures.
[Les] réponses sont partout, et c’est ce que nous disent les médias grand public. Nous avons pensé qu’il était important de faire de la place à autre chose. Ces réponses sont déroutantes et paralysantes. En mettant l’accent sur les journalistes, le film donne au spectateur le sentiment qu’il y a en réalité beaucoup d’espoir, et ça pourrait le pousser à agir, alors que lorsque vous écoutez les réponses, vous sombrez dans le désespoir et avez l’impression que vous ne pouvez rien faire. Et c’est la dernière chose que nous voulons susciter chez qui que ce soit.
TMR : Je dois bien avouer que ce film a ravivé ma foi dans le journalisme. Si les journalistes font réellement leur travail, alors on peut espérer qu’on pourra un jour savoir ce qui se passe vraiment, et que, comme vous le dites, Robert, les gens seront tenus pour responsables. Est-ce que certains journalistes ont vu le film ? Comment ont-ils réagi ?
AR : Nous avons essayé d’en contacter quelques-uns, mais aucun ne nous a répondu. On ne sait pas s’ils ont lu nos e-mails.
TMR : Alex, dans votre biographie, vous dites que vous « explorez nos modes de relation tels qu’ils apparaissent incarnés dans le langage cinématographique, remettant en question les conventions du médium afin d’explorer le potentiel émancipateur du jeu et du refus ». Pourriez-vous m’expliquer ce que cela signifie dans le contexte du film ?
AR : La convention cinématographique pour une question serait d’obtenir une réponse en contre-champ, par exemple. Dans notre projet, nous remettons en question cette convention et laissons de côté le contre-champ avec la réponse. C’est une façon très directe, très technique, d’expliquer ce que fait le film et comment le fait de jouer avec le langage cinématographique peut vous emmener ailleurs. Sur le principe, c’est comme refuser d’avoir ce contre-champ et refuser d’avoir cette réponse pour voir ce que ça donne, car la façon dont les réponses étaient présentées, lorsqu’elles étaient incluses, donnait l’impression que deux personnes parlaient deux langues très différentes.
J’ai continué à regarder les conférences de presse dans cette salle, et le niveau de frustration des journalistes, mais aussi le mien en tant que spectatrice, m’ont amené à me demander : que peut-on faire pour remédier à cela ? Comment briser ce schéma qui se répète ? Et donner plus de pouvoir aux journalistes d’une manière ou d’une autre ?
Il s’agit souvent d’un petit geste, qui dans ce cas consiste à supprimer le contre-champ avec la réponse. Et le seul contre-champ que nous avons, ce sont ces images où on écoute ou on prépare une réponse. Parce que nous voyons effectivement les visages des porte-paroles du département d’État, comme vous le dites, et nous apprenons à les connaître, mais nous les voyons d’une manière très différente, c’est-à-dire en train de se préparer à détourner la question pour en faire autre chose.
TMR : En cassant la dualité du question-réponse, est-ce que vous déconstruisez la manière dont on perçoit notre monde aujourd’hui ? Est-ce que, peut-être, on peut faire confiance aux questions mais pas aux réponses ?
AR : Je discute souvent de ça. Pendant le confinement, avec quelques amis, nous avons suivi un cours de philosophie qui était la transcription du cours de Gilles Deleuze sur Spinoza. Quand on lit Deleuze, c’est très dense, mais il est étonnamment clair et plein d’humour quand il enseigne. L’une des choses dont parle Spinoza, c’est que nous sommes tous pris dans un ensemble de relations. Certaines relations peuvent « composer » avec les vôtres pour générer, ou pour réaliser un certain potentiel que tout le monde possède, et, à l’inverse, il existe certaines relations qui décomposent vos propres relations. Ce type de réflexion m’a vraiment marquée. Il s’agit essentiellement d’éthique. Spinoza parle également de la différence entre la moralité et l’éthique. La moralité est toujours une façon hiérarchique de voir le monde, tandis que l’éthique raisonne davantage en termes de composition ou de décomposition lorsque vous entrez dans certaines relations. Il était donc très clair que le fait d’avoir les réponses me « décomposait » [elle rit] et diminuait mon pouvoir ou ma capacité d’agir. Il y a donc une dimension philosophique dans ma façon de penser, et ces études m’ont permis de prendre plus facilement certaines décisions dans le film. Non, nous n’allons pas nous approcher des choses qui réduisent notre potentiel d’action. Dans ce cas, ce sont les réponses.
TMR : C’est un film incroyablement puissant. Robert, vous avez dit que vous portiez de « l’intérêt à la manière dont les nouveaux outils de communication permettaient de nouvelles pratiques sociales, et réciproquement à travers l’objectif ou la perspective du cinéma. » Qu’est-ce que cela signifie pour ce film ?
RMO : Ce n’est pas un film qui peut être réalisé avec des outils de montage vidéo classiques. Il s’agit d’un type de réalisation très différent, basé sur un algorithme et sur le concept de ces questions. Pendant la préparation de la projection, nous avons pris beaucoup de décisions concernant le timing et la manière exacte de couper, puis nous avons appuyé sur un bouton et rendu l’image. Nous avons modifié la durée du silence après une question, et ce petit changement – une demi-seconde ici, trois quarts de seconde là – a ajouté deux heures à la durée du film. Je me pose souvent la question suivante : si nous disposons de nouvelles méthodes de montage, quel type d’œuvres allons-nous créer et quelles possibilités cela offre-t-il aux spectateurs ?
Mon travail a beaucoup évolué depuis l’époque où je pensais que les ordinateurs et les interfaces étaient des outils puissants parce qu’ils offraient de nombreux boutons sur lesquels cliquer ou des façons très sophistiquées de voir et de se déplacer. Je pense que j’arrive à un stade où je m’intéresse plus que jamais à la narration, mais aussi à la durée et à des modes de perception plus lents.
Pour moi, ce travail va dans ce sens : nous disposons d’une base de données contenant toutes ces questions. Nous avons les profils des caractéristiques vocales de tous les locuteurs. Nous avons toutes les informations temporelles de chaque mot, mais nous n’avons pas vu beaucoup de possibilités dans l’exposition du moteur de recherche ou des balises thématiques. Nous avons en fait pensé qu’il valait mieux passer du temps avec cette nouvelle façon de traiter les conférences de presse du département d’État.
traduit de l’anglais par Marion Beauchamp-Levet
