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Rym vit son enfance avec ses cousines en Algérie. Exilées au Québec, elles creusent les jours d’avant : guerre, colonisation, résistance, déracinement. Les déterrées est l’histoire de la mère claire-voyante qui communiquait avec les morts, la tante blagueuse et pyromane, la grand-mère qui ne parlait que le tamazight, le grand-père qui a fait 39-45 et la prison coloniale. Avant eux, l’arrière-grand-mère qui marchait pieds nus dans la neige et l’arrière-grand-père, berger devenu ouvrier dans les usines de la France. Rym raconte l’épopée familiale. Elle apprend aussi à faire le thé sans jamais laver la théière, en déposant le poids de l’histoire.
“Ma tante et ma mère m’ont appris beaucoup de choses et parfois, je les désapprends. Mais jamais, je le jure, je n’ai lavé une théière.”
À propos de l’autrice :
Née en Algérie, Katia Belkhodja a immigré au Québec à l’âge de neuf ans. Elle est l’autrice de deux romans, La peau des doigts (XYZ, 2008), traduit en espagnol (Ediciones de Educacion y cultura, 2010) et La marchande de sable (XYZ, 2015). Katia Belkhodja enseigne la littérature au collégial. Elle vit à Longueuil.
Publié chez Mémoires d’Encrier, 2025.

À la mort de sa mère, Youssef, un professeur marocain exilé en France depuis un quart de siècle, revient à Salé, sa ville natale, à la demande de ses sœurs, pour liquider l’héritage familial. En lui, c’est tout un passé qui ressurgit, où se mêlent inextricablement souffrances et bonheur de vivre.
À travers lui, les voix du passé résonnent et l’interpellent, dont celle de Najib, son ami et amant de jeunesse au destin tragique, happé par le trafic de drogue et la corruption d’un colonel de l’armée du roi Hassan II. À mesure que Youssef s’enfonce dans les ruelles de la ville actuelle, un monde perdu reprend forme, guetté par la misère et la violence, où la différence, sexuelle, sociale, se paie au prix fort. Frontière ultime de ce roman splendide, le Bastion des Larmes, nom donné aux remparts de la vieille ville, à l’ombre desquels Youssef a jadis fait une promesse à Najib. ” Notre passé… notre grande fiction “, médite Youssef, tandis qu’il s’apprête à entrer pleinement dans son héritage, celui d’une enfance terrible, d’un amour absolu, aussi, pour ses sœurs magnifiques et sa mère disparue.
À propos de l’auteur :
Abdellah Taïa est né à Rabat (Maroc) en 1973. Il a publié aux Éditions du Seuil plusieurs romans, traduits dans de nombreuses langues, notamment Une mélancolie arabe, Le Jour du roi (Prix de Flore 2010) et Vivre à ta lumière. Le Bastion des Larmes est son premier livre aux Éditions Julliard.
Première parution chez les Éditions Julliard, 2024.

« Aïcha courut à travers le village. Ses jambes tremblaient et son cœur battait si fort qu’il semblait vouloir sortir de sa poitrine. Elle connaissait le mot, dhabahine, les égorgeurs. Dhabahine, dhabahine ! »
Algérie, 1988. Après les premières émeutes sauvagement réprimées, le mouvement islamiste montre sa puissance grandissante. La jeune Selma vit dans la proche banlieue d’Alger. Elle n’a qu’une passion, l’équitation, qu’elle pratique dans un centre non loin du village de Sidi Youcef, où se déroulera en 1997 l’un des épisodes les plus atroces de la guerre civile. Elle consacre tout son temps libre au dressage d’un cheval que tout le monde craint, tandis que les déchirements de l’histoire traversent sa famille comme toute la société algérienne : certains sont farouchement opposés aux islamistes, d’autres penchent pour le FIS, d’autres encore profitent du chaos pour s’enrichir… C’est dans ce contexte tragique que Selma apprendra à grandir, trouvant dans la relation avec son cheval et avec la nature un antidote à la violence des hommes. Bien que le martyre du village de Sidi Youcef éclaire d’une lumière terrible les trajectoires des divers personnages, ce roman reste constamment chaleureux et humain.
À propos de l’autrice :
Amina Damerdji est née aux Etats-Unis puis a grandi à Alger jusqu’à la guerre civile. Elle a quitté l’Algérie à l’âge de sept ans avec sa famille et vit actuellement à Paris. Après Laissez-moi vous rejoindre, paru aux Éditions Gallimard en 2021, Bientôt les vivants est son deuxième roman.
Première parution chez les Éditions Gallimard, 2024. Parution au format poche dans la collection Folio, Gallimard, 2025.

Tunisie 1987. Le coup d’État de Ben Ali contre Bourguiba coïncide avec la circoncision (loupée) du narrateur, Elyas Z’Beybi. Montant à Paris pour poursuivre ses études, Elyas préfère la vie de bohème, tout en nourrissant un grand espoir : devenir français. Choisit-il les meilleurs moyens ? Il se lie d’amitié avec un ancien légionnaire, devient sans-abri, expérimente une communauté Emmaüs, passe par un hôpital psychiatrique où il séduit, bien malgré lui, la psychiatre de l’hôpital…
Moderne roman picaresque, La naturalisation raconte un exil choisi jusque dans ses galères. Son maladroit héros, à la fois naïf et lucide, attachant et trop francophile pour se croire un “étranger”, affronte et les autres et lui-même dans une succession de mésaventures aussi comiques que tendres. Le destin ne va pas toujours droit.
À propos de l’auteur:
Zied Bakir est né en 1982, à Ghraïba, en Tunisie. Il vit aujourd’hui à Anduze, dans les Cévennes. La naturalisation est son deuxième roman chez Grasset, après L’amour des choses invisibles, en 2021.
Publié aux Éditions Grasset, 2025

« Bad-jens : mot à mot, mauvais genre. En persan de tous les jours : espiègle ou effrontée. » Chiraz, automne 2022. Au cœur de la révolte « Femme, Vie, Liberté », une Iranienne de 16 ans est prête à brûler son foulard en public. Face à la foule, sa vie défile en flash-back : sa naissance indésirée, son père castrateur, son smartphone rempli de tubes frondeurs, son corps assoiffé de liberté, et ce code vestimentaire, fait d’un bout de tissu sur la tête, dont elle rêve de s’affranchir. Et si dans son surnom, Badjens, choisi dès sa naissance par sa mère, se trouvait le secret de son émancipation ?
À propos de l’auteur:
Delphine Minoui, d’origine iranienne, lauréate du prix Albert-Londres et grand reporter au Figaro, couvre l’actualité du Proche et Moyen-Orient. Ses récits, Je vous écris de Téhéran et Les Passeurs de livres de Daraya (Grand Prix des lectrices ELLE), qui ont connu un immense succès, sont disponibles chez Points. Badjens a reçu le prix À livre ou verre 2025.
Publié aux Éditions Point, 2025

L’amour fou de Gabriel et d’Isaac dans une Palestine ardue, baroque et fabuleuse.
Alors qu’un étrange vent de sable ensevelit le pays, deux hommes se croisent chez tante Fátima. Dans Jérusalem, ville labyrinthe, on se séduit chaque nuit en imaginant des histoires de jinns, de lions et de chevaliers. En cette saison démoniaque, Gabriel et Isaac s’aiment, se perdent et se retrouvent, puis décident, en dépit du sable et des checkpoints, de partir en vacances… Mais n’est-ce pas un projet fou dans un pays morcelé ?
De Jérusalem à Jéricho, puis au mystérieux village où l’on oublie de mourir, jusqu’aux piscines de Salomon, c’est une aventure amoureuse, une recherche de lumière et de liberté…
À propos de l’auteur:
Karim Kattan, écrivain palestinien né à Jérusalem en 1989, a grandi à Bethléem. Il est docteur en littérature comparée et écrit en français et en anglais. Il vit à Paris.
Son recueil de nouvelles, Préliminaires pour un verger futur (Elyzad, 2017), a été finaliste du Prix Boccace. En 2021, son premier roman, Le Palais des deux collines (Elyzad) a reçu le Prix des Cinq continents de la francophonie.
Avec L’Éden à l’aube (Elyzad, 2024), il confirme la richesse de son univers littéraire hybride, mêlant oralité et culture classique, réalisme et merveilleux. L’Éden à l’aube a été dans la 2e liste du Prix Renaudot et récompensé des Prix Rotary-Pen Club, La Cagnotte, JesusParadis et du Prix littéraire du 2e roman.
Publié aux éditions elyzad, 2024

Salmane, 36 ans, mène une vie tranquille avec ses parents dans une tour dans la banlieue parisienne, connue sous le nom de La Caverne aux oiseaux. Mais tout bascule le jour où sa mère, Amani, disparaît sans laisser de trace. Cette absence soudaine entraîne Salmane dans un voyage — à la fois physique et profondément personnel — qui le mène jusqu’à la Tunisie, où des secrets de famille l’attendent. Une histoire bouleversante d’identité, de réconciliation et de vérité.
À propos de l’auteur:
Ramsès Kefi est journaliste et écrivain en France. Dans son écriture, Kefi explore souvent les thèmes de l’identité, de l’exil et de la vie dans les banlieues. Quatre jours sans ma mère est son premier roman. Le livre vient d’emporter le prix Première plume 2025.
Publié aux Éditions Philippe Rey, 2025